Vivre à Dakar

Vivre à Dakar


Avec plus d’un millier d’habitants, Dakar, capitale du Sénégal, représente pour beaucoup de gens, surtout les campagnards des villages de la sous-région, la ville de toutes les opportunités.
En effet, depuis quelques années, l’afflux de fonctionnaires internationaux et d’émigrés d’autres contrés venant s’y installer définitivement ou pour un temps offrent beaucoup de possibilités d’activités économiques. Et le commerce faisant office de loi à Dakar, il n’est pas difficile de trouver ce que l’on cherche dans les marchés de quartier ou, à défaut, dans les supermarchés.
Pourtant, il n’est pas si aisé de vivre dans la capitale. Les prix de l’immobilier, en raison de la grande demande, ont connu, ces dernières années, un boom qui rend l’acquisition d’un logement parfois problématique pour les personnes n’ayant pas de revenus consistants. Vivre à l’hôtel est souvent hors de prix ce qui conduit une grande partie des populations à s’installer dans les quartiers périphériques. La cause principale de cette flambée des prix ? Les touristes et les expatriés venant passer des vacances à Dakar. Ceux-ci, vivant pour la plus part dans des pays occidentaux avec des réalités économiques différentes, se font pigeonner plus que de raison en payant des prix sur évalués pour des prestations minables ; et cela qui donne aux propriétaires et autres acteurs commerciaux, de bien mauvaises habitudes.
Oui, il n’est pas rare de voir des touristes payer trois fois plus que la valeur d’un bien qu’ils veulent acquérir simplement parce qu’ils comparent le prix demandé avec celui qu’ils auraient dans leur pays d’origine. Mais si cela fait l’affaire de leur interlocuteur, cette démarche nuit aux intérêts d’autres clients qui connaissent la valeur réelle de la chose car, une fois qu’un client à payé le prix faramineux demandé, le propriétaire estime souvent, et à tord, devoir prendre comme référence le prix payé par son « pigeon ». Et c’est ainsi que des logements qui allaient de 5000 à 500000FCFA (et là pour des maisons de haut standing dans des quartiers résidentiels tel que les Almadies) ont été multiplié par 5 et plus, au grand dam des petites gens. D’ailleurs, certains quartiers comme le centre-ville sont désormais hors de portée des masses populaires et laisser avec dépit aux nantis ou aux fonctionnaires internationaux dont les organismes payent sans rechigner les factures.
D’autre part, dans les quartiers périphériques, il est possible de trouver un logement en se rapprochant soit des anciens de ces quartiers (qui font souvent office de courtiers) et peuvent vous indiquer les endroits où chercher, soit des agences de locations.
S’agissant des anciens, ils sont le plus souvent sur la place publique à discuter et peuvent, sans problème, vous donner des renseignements moyennant une petite ristourne. Mais si on les appelle généralement des courtiers, d’autres, plus jeunes, opèrent dans ce domaine et vivent de cette activité. Ils prennent pour les visites de chambre ou appartement une commission allant de 50 à 100% de la valeur locative du logement. Cette somme est à payer en plus du prix demandé par le propriétaire du local.
Les agences immobilières prennent également une commission qui est le plus souvent de 100%, mais beaucoup de quartiers sont hors de leur champ d’action.
De plus, si les quartiers périphériques sont plus abordables au niveau du prix, il n’en demeure pas moins que certains sont de véritable coupe gorge et qu’il faut donc choisir avec soins l’endroit où l’on prévoit de vivre durant son séjour en tenant compte du meilleur rapport qualité/prix. Et le grand nombre de ses habitants y fait souvent régner de l’insalubrité, ce qui pourrait décourager plus d’un.
Mais il faut reconnaitre à la ville une certaine chaleur qui fait parfois oublier tous ces petits désagréments.

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